31 juillet 2007
Claude Pompidou
Le monde du 04 juillet 2007
Emmanuel de roux & Philippe Dagen
Cela fait si longtemps que la haute silhouette de Claude Pompidou se reconnaissait aux vernissages et aux premières que le temps semblait l'avoir oubliée. Toujours vêtue de couleurs claires, soucieuse d'être à la mode des créateurs les plus récents, celle qui avait été l'épouse d'un premier ministre et d'un président de la République se tenait à l'écart de la vie politique. Même si celle-ci l'a parfois rattrapée, ne serait-ce qu'à l'occasion de la sombre affaire Markovic, montage calomnieux qui, à travers elle, cherchait à déstabiliser son mari. Elle n'en a pas moins laissé une trace dans la vie politique nationale en renouvelant profondément l'image de la "première dame de France". Après Yvonne de Gaulle, dissimulée dans l'ombre du grand homme, Claude Pompidou inventa la présidente protectrice des lettres et des arts. Elle y a gagné une aura dont la disparition de son mari en 1974 n'affecta en rien l'importance.
Si le normalien Georges Pompidou avait des goûts littéraires et artistiques affirmés, sa femme fut sans doute son guide dans l'exploration d'une modernité plus radicale. Leurs amis étaient souvent issus de la sphère culturelle. On voyait à Cajarc, dans leur maison du Lot, l'éditeur Christian Bourgois, le chanteur Guy Béart ou le peintre Pierre Soulages. Initiée dès l'entre-deux-guerres à l'abstraction et au surréalisme - elle fut l'amie de Max Ernst - en un temps où peu de Français prêtaient attention à ces mouvements, elle poussa son mari à mettre le palais de l'Elysée à l'heure de la création contemporaine en commandant des aménagements à des designers tels que Pierre Paulin et à des artistes comme Agam.
Mais c'est surtout lors de la création de ce qui allait devenir le Centre Pompidou que ses conseils s'inscrivirent dans la réalité. C'est elle qui insista auprès du président pour que la multidisciplinarité soit au cœur de la nouvelle institution, que le musée côtoie un centre de recherche musicale et une bibliothèque. Après la mort de son mari, elle fut la gardienne discrète et vigilante de l'institution chaque fois que celle-ci était menacée dans ses principes. C'est elle, ainsi, qui mobilisa Jacques Chirac, alors premier ministre, lorsque Valéry Giscard d'Estaing, président de la République, chercha à infléchir le projet, qui n'était pas encore achevé. Plus tard, elle était encore intervenue directement lorsque le ministre de la culture, Jacques Toubon, avait remis en cause l'interdisciplinarité du centre en évoquant l'idée d'un départ de la Bibliothèque publique d'information.
"Elle était attachée à l'idée que le centre était une machine à fabriquer des événements exceptionnels, donc pluridisciplinaires", indique Jean-Jacques Aillagon, qui fut président du centre et l'un de ses proches. En dépit d'une légende tenace, précise l'ancien ministre de la culture, "elle n'est jamais intervenue pour favoriser telle ou telle nomination ou tel événement. En revanche, elle s'est toujours montrée vigilante pour que la pérennité de l'engagement financier soit respectée. On l'entendait quand l'essentiel était menacé". Le compositeur Pierre Boulez, l'un de ses amis, savait qu'il pouvait s'appuyer sur son autorité morale pour protéger l'Ircam.
Le goût de Claude Pompidou pour la musique contemporaine était aussi connu que son attachement aux arts de la scène, où elle allait souvent voir Patrice Chéreau, avec lequel elle était liée par une longue fréquentation, ou, dans un autre genre, Jean-Claude Brialy. "Elle ne s'enfermait jamais dans une discipline. C'est ainsi que la construction du centre par Renzo Piano et Richard Rogers l'avait incitée à s'intéresser à l'architecture", ajoute Jean-Jacques Aillagon.
Il était sans doute inévitable que ses préférences artistiques ne demeurent pas sans conséquences. Et celles-ci s'exercèrent le plus souvent en faveur de la nouveauté et de l'expérimentation. Elle avait aimé Kandinsky, Klee, Giacometti, Kupka, ses aînés. Elle avait acheté Pierre Soulages et Jean Degottex, ses contemporains, mais aussi Yves Klein, Martial Raysse ou Jean Tinguely au temps du nouveau réalisme. Et Niki de Saint Phalle était devenue l'une de ses intimes. Leurs œuvres étaient aux murs de la maison de Cajarc et furent aussi exposées en 1994 à la Maison des arts Georges-Pompidou (également à Cajarc), qu'elle avait largement contribué à créer en 1989.
Elle sut aussi apprécier des artistes de générations plus récentes, tel Fabrice Hybert, et avait commandé à Robert Combas la dernière carte de vœux de sa fondation. Celle-ci, créée en 1970, a pour but de venir en aide aux personnes âgées, aux malades hospitalisés et aux enfants handicapés. Elle construit et gère des établissements spécialisés dans le domaine du handicap et du grand âge.
Depuis le 1er juillet, les femmes d'artisan ont enfin un statut
Le monde du 03 juillet 2007
Isabelle Rey-Lefebvre
Mme J. a 60 ans et, à l'exception d'une période de dix-huit mois durant sa jeunesse, elle a toujours travaillé au côté de son mari, artisan électricien, sans jamais être payée ni déclarée. Elle est donc entièrement dépendante de l'activité de son époux et, si surviennent une séparation, une maladie ou un décès, elle se retrouvera sans ressources.
Depuis le 1er juillet, elle doit bénéficier du statut de femme d'artisan que la loi Dutreil du 2 août 2005 a rendu obligatoire. Il aura fallu deux ans pour que les décrets paraissent, mais c'est désormais chose faite. En 1976, le rapport Claudé sur le rôle des femmes d'artisans proposait déjà des solutions et la loi du 10 juillet 1982 avait mis en place un statut juridique facultatif.
L'artisan, ou plus exactement le couple, a désormais le choix entre les statuts de conjoint collaborateur non rémunéré, réservé aux personnes mariées, celui d'associé, où chacun est détenteur d'une part du capital de l'entreprise et en partage les bénéfices, ou celui de salarié.
L'assujettissement au statut de conjoint collaborateur, le moins protecteur, permet, en contrepartie de cotisations d'un minimum de 227 euros par mois et si le nombre de trimestres nécessaires est atteint (il est possible de racheter jusqu'à six années et cette cotisation est déductible du bénéfice imposable), de bénéficier d'une retraite de base et d'une retraite complémentaire. En l'absence de toute déclaration, la collaboration d'un conjoint pourra être considérée comme illicite et requalifiée en salariat.
Dans une enquête réalisée en 2003, la Fédération des centres de gestion agréés a établi que près de la moitié des 1 188 000 artisans, soit 582 000, font participer leur conjoint à leur activité et que 243 000 d'entre eux ne lui octroient aucun statut. Le bâtiment est particulièrement concerné, puisque sur les 169 000 conjoints d'artisans de ce secteur travaillant en couple, seuls 69 000 sont déclarés.
"Cela fait trente ans que nous combattons pour que la nouvelle génération ne connaisse pas le désarroi de certaines collègues qui vivent des situations inacceptables, se retrouvant totalement démunies après des années de bons et loyaux services.", raconte Roselyne Lecoultre, présidente de la Commission nationale des femmes d'artisans.
Peut-on rompre l'essai d'une femme enceinte ?
Les échos du 03 juillet 2007
Marie Hautefort des éditions Lamy
Les règles du Code du travail protégeant la femme enceinte contre un licenciement ne s'appliquent pas pendant l'essai, sauf si la grossesse et la rupture sont liées.
Lorsqu'une entreprise engage une procédure de licenciement à l'égard d'une jeune femme, il y a toujours un risque : celui de voir l'intéressée brandir un certificat médical de grossesse qui aura pour effet d'annuler purement et simplement la procédure de licenciement. L'employeur doit replacer le dossier dans son tiroir et attendre quatre semaines après la fin du congé post-natal pour le ressortir (Code du travail, art. L. 122-25-2).
Cette disposition hautement protectrice ne s'applique pas pendant la période d'essai : c'est ce que nous a dit la Cour de cassation à plusieurs reprises, la dernière décision en ce sens datant de quelques mois (Cass. soc., 21 décembre 2006, n° 05-44.806).
Celui qui analyserait cet arrêt comme manifestant la compréhension des hauts magistrats à l'égard des impératifs de l'entreprise se tromperait lourdement : ils n'ont fait qu'interpréter les textes à la lettre. Si l'article L. 122-25-2 du Code du travail ne s'applique pas en cours de période d'essai, c'est tout simplement parce que ladite période est expressément visée par l'article L. 122-25, qui interdit à l'employeur de « prendre en considération l'état de grossesse d'une femme pour résilier son contrat de travail en cours de période d'essai ». Chaque situation faisant l'objet d'une réglementation qui lui est propre, il n'y a pas lieu de mélanger les genres.
En cours de période d'essai, c'est donc à la salariée de démontrer que la rupture est en rapport avec la découverte de sa grossesse, démonstration que les entreprises croient trop facilement impossible.
Demande de réintégration
Un arrêt du 14 juin dernier (Cass. soc., 14 juin 2007, n° 05-45.219), gracieusement offert par les Parfums Christian Dior, nous donne un bon exemple des circonstances que peut invoquer une salariée pour prouver qu'il existe un lien entre son état et l'interruption de son essai.
Mme C., ingénieur « progrès continu », n'est pas une inconnue de la société lorsqu'elle est engagée le 2 janvier 2002. Du 30 octobre 2000 au 21 avril 2001, elle a effectué un stage de fin d'études. A l'issue de ses études, elle a été recrutée par une autre entreprise, où elle occupait les fonctions d'ingénieur prévisionniste. C'est là que les Parfums Christian Dior sont allés la rechercher.
Le 21 février, l'intéressée révèle à son employeur son état de grossesse. Elle est assez sereine, concentrée qu'elle est sur une étude de réaménagement de la ligne de conditionnement des boîtiers poudre qu'elle doit présenter le 14 mars suivant.
C'est justement ce jour-là que choisit la direction pour lui signifier que l'aventure se termine pour elle. Elle est invitée à quitter l'usine sans assister à la réunion qu'elle avait préparée. Sur le moment, aucune raison particulière n'est mise en avant. C'est normal : il n'est pas nécessaire de motiver la rupture de la période d'essai. Mais face à l'accusation portée par la salariée devant les prud'hommes, la société demande à son ancien chef de service, d'une part, et au responsable du conditionnement maquillage, d'autre part, d'établir des attestations faisant état de difficultés relationnelles matérialisées par des incidents avec des collègues de travail.
Considérant que « les difficultés relationnelles n'étaient pas établies et que les reproches des deux supérieurs hiérarchiques n'étaient pas convaincants », les juges estiment que l'employeur a mis fin de manière abusive à la période d'essai.
L'employeur s'en tire bien : il en est quitte pour des dommages et intérêts destinés à réparer la rupture abusive de la période d'essai. Il est vrai que, jusqu'ici, la Cour de cassation a toujours refusé de sanctionner ce type de rupture par la nullité (Cass. soc., 2 février 1983, 8 novembre 1983). Mais tous ces arrêts, y compris celui du 21 décembre 2006, ont été rendus sur des faits antérieurs à la loi n° 2006-340 du 23 mars 2006 sur l'égalité salariale. Cette loi a modifié l'article L. 122-45 du Code du travail et a inséré l'état de grossesse dans la liste des discriminations prohibées. Depuis donc le 24 mars 2006, une salariée capable de prouver qu'on a rompu son essai en raison de sa grossesse peut invoquer la nullité de cette rupture, ce qui lui donne le droit d'exiger sa réintégration dans l'entreprise et de réclamer le paiement de ses salaires entre la date de la rupture et celle de la condamnation.
Carnet
Marie-Claire Daveu
Marie-Claire Daveu devient directeur de cabinet de Nathalie Koscuisko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie auprès du ministre.
36 ans, diplômée de l’INA Paris-Grignon, elle a entamé son parcours, en 1996, comme chargée de mission à la direction environnement de Danone. Devenue, en 1997, chef du service de l’aménagement foncier et de l’environnement à la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt de la Manche, elle est appelée, en 2002, en tant que conseiller technique au cabinet de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de l’écologie et du développement durable, puis conserve ces prérogatives auprès du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Nommée, en 2007, directeur de cabinet de Serge Lepeltier, ministre de l’écologie, elle occupe l’année suivante, les fonctions de conseiller de Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités, avant d’être recrutée par Sanofi-Aventis en qualité de directeur du développement durable.
Pascale Andreani
Pascale Andreani est nommée directeur de la communication et de l’information, porte-parole du ministère des affaires étrangères et européennes.
52 ans, diplômée de l’IEP Paris, ancienne élève de l’ENA (promotion Henri-François-d’Aguesseau), elle entame son parcours à New York, en 1982, à la mission permanente de la France auprès des Nations unies, en tant que secrétaire des affaires étrangères, avant d’intégrer, en 1984, à Paris, le service de coopération économique, au même poste. Devenue, en 1990, secrétaire générale adjointe du secrétariat général du Comité interministériel pour la coopération économique européenne (SGCI), elle est appelée, trois ans plus tard, par Alain Lamassoure, ministre délégué aux affaires européennes, en qualité de chef de cabinet. Nommée, en 1997, conseiller technique chargé des affaires européennes à la présidence de la république, puis en 2000, directeur de la coopération européenne, elle occupait, depuis cinq ans, les fonctions de conseiller pour les affaires européennes des Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin puis Dominique de Villepin.
Cristina Kirchner pourrait succéder à Nestor Kirchner à la tête de l'Argentine
Le monde du 02 juillet 2007
Le président argentin, Nestor Kirchner, a laissé entendre que son épouse serait candidate à sa place à l'élection présidentielle d'octobre, a annoncé, dimanche 2 juillet, l'agence de presse Telam. Le chef de cabinet du président aurait déclaré que l'influente épouse de M. Kirchner, la sénatrice Cristina Fernandez de Kichner, serait la candidate de la coalition de gauche actuellement au pouvoir lors de l'élection présidentielle du 28 octobre prochain et que le président ne briguerait pas de second mandat dans l'immédiat.
"Cristina sera la candidate du gouvernement", a dit ce porte-parole, confirmant sous le couvert de l'anonymat un article du quotidien Clarin. L'agence officielle de presse Telam a confirmé dans la soirée la candidature de l'actuelle première dame, citant le secrétaire général du gouvernement, Alberto Fernandez.
Cristina Kirchner en tête des sondages
Cristina Kirchner, avocate de formation, est une des principales conseillères de l'actuel président et a siégé dans les deux Chambres du Congrès. D'après un sondage publié dimanche dans Clarin, elle serait élue dès le premier tour avec quelque 45 % des suffrages exprimés et plus de trente points d'avance sur son premier poursuivant. Quatre autres candidats sont en lice : Elisa Carrio, une ancienne parlementaire du centre gauche ; Roberto Lavagna, qui fut le ministre de l'économie de l'administration Kirchner ; l'économiste Ricardo Lopez Murphy ; et l'ancien président Carlos Menem, qui s'était désisté avant le second tour, en 2003.
Les Argentins s'interrogeaient depuis des mois sur les intentions du couple présidentiel. Nestor Kirchner lui-même avait alimenté les rumeurs en répétant en public que le candidat du pouvoir à la prochaine élection serait soit un "pinguino", soit une "pinguina", – l'image du pingouin renvoyant à la Patagonie où Nestor et Cristina Kirchner ont débuté leur carrière politique.
Le président argentin n'a jamais dit publiquement pourquoi il envisageait de ne pas se présenter à la présidentielle d'octobre alors qu'il bénéficie d'une forte popularité aux alentours de 50 %. Certains politologues notent que dans le cadre du régime présidentiel en vigueur en Argentine, le chef de l'Etat ne peut accomplir que deux mandats consécutifs, mais peut briguer de nouveau la présidence en laissant passer un délai de quatre ans.
L'élection de 2011 en vue
En passant son tour cette année, Nestor Kirchner pourrait se préparer pour l'élection de 2011. Une hypothèse en cours prête même au couple Kirchner la volonté de pratiquer une alternance inédite à la tête de l'Etat, un mandat pour lui, un mandat pour elle, un mandat pour lui, etc.
Si elle l'emporte en octobre, Cristina Kirchner deviendra la première femme élue à la présidence argentine, mais pas la première femme à diriger le pays. Isabel Peron, la veuve de Juan Domingo Peron, lui avait succédé à sa mort, en 1974, avant d'être renversée par un coup d'Etat militaire deux ans plus tard.
Drolesdefemmes.org : pour les créatrices d'entreprises
Retrouvez des portraits de créatrices d'entreprises à travers ce site original, lancé par l'association "Drôles de femmes", qui met en avant des initiatives de femmes dynamiques et entreprenantes.
http://www.drolesdefemmes.org/
24 juillet 2007
Entretenir son réseau - FaceBook ?
J'ai l'impression de n'avoir entr'aperçu jusqu'à aujourd'hui qu'un tout petit morceau de la réalité des "réseaux sociaux" sur le web.
Je vous parlais de
dans un précédent post, réseau social auquel je suis inscrite (comme de nombreux anciens et anciennes INT d'ailleurs) et que je commence seulement à vraiment utiliser.
J'avais rajouté par ailleurs une petite note dans les commentaires [merci d'ailleurs à Valérie et Joanna qui nous ont fait profiter de leurs connaissances et de leur expérience sur le sujet] au sujet de
, notamment en raison de son omniprésence dans les médias sur internet en ce moment.
A présent intéressée par le sujet, je découvre que ces réseaux sociaux font couler beaucoup d'encre, en tout cas sur certains blogs que je lis.
Je vous fais profiter ici de quelques articles éclairant le sujet :
- 7 posts décrivent FaceBook de façon synthétique et efficace sur le blog de Francis Pisani.
- Une note dans TechCrunch (version française) sur une "projection" dans l'avenir de FaceBook : Facebook pourrait-il devenir le prochain Microsoft? chronique d’un futur possible. Ce billet suscite des critiques dans les commentaires, mais je le trouve assez intéressant pour comprendre le fonctionnement de FaceBook: d'un réseau social, Facebook est en train d'évoluer vers le développement d'une véritable plate-forme, que certains désignent comme un "système d'exploitation social" ou encore un "bureau web" [un peu comme un netvibes avec une communauté d'utilisateurs en réseau en plus].
- Un autre article de Techcrunch sur l'ouverture de FaceBook aux développements externes (à l'opposé de la stratégie de My Space), aspect également détaillé dans le billet n°4 de Transnets
- Sur le blog "Web-strategy de Jeremiah" (que je découvre, à suivre, à mon avis), un avis un peu dissonnant, comparé à l'enthousiasme grandissant autour de FaceBook: FaceBook, un "trou noir" qui aspire nos données ? (et des liens vers d'autres articles intéressants du même blog)
Bon, en fait, tous ces papiers ne traitent quasiment que de FaceBook, je renomme ce post (initialement intitulé "Social Networking").
Mais, tout cela est-il bien professionnel ? :o)
Et hop, en prime, cette carte des tendances du web, dont j'ai trouvé le lien également sur Transnets. [comme site français, je n'ai pour l'instant trouvé que lemonde.fr]
Quelqu'un qui utilise FaceBook et nous ferait profiter de son expérience ? (je n'ai pour ma part pas encore tenté l'inscription, l'aspect "trou noir" justement m'effraie un peu)
21 juillet 2007
La maternité reste un frein pour la carrière des jeunes femmes
http://fr.news.yahoo.com/afp/20070720/tfr-social-emploi-femmes-familles-b7b6525.html
Par Sarah DAWALIBI AFP - Vendredi 20 juillet, 16h34
PARIS (AFP) - Devenir mère est toujours un frein à la carrière professionnelle pour les jeunes femmes, contrairement à leurs compagnons, qui pâtissent beaucoup moins de leur paternité, selon une étude du Centre d'étude et de recherche sur les qualifications (Céreq) publiée vendredi.
Selon cette enquête, réalisée auprès de 16.000 jeunes sept ans après leur entrée sur le marché du travail, 32% des femmes déclarent que la naissance de leur premier enfant a eu une incidence sur leur emploi.
Après cette première maternité, 17% des jeunes femmes passent ainsi à temps partiel, 11% changent de poste ou acceptent une mutation, 7% démissionnent de leur emploi et 4% prennent un congé parental à temps complet.
Après un deuxième enfant, l'impact sur la carrière est encore plus fort, avec 35% des femmes qui réduisent leur temps de travail et 16% qui prennent un congé parental à temps complet.
Ces changements conduisent à un impact sur leur revenu, puisque parmi les diplômées ayant au minimum un bac+3, l'écart de salaire atteint 12% entre les jeunes mères et les femmes sans enfant.
Toujours chez les diplômées, 49% seulement travaillent à temps plein lorsqu'elles sont mères de plusieurs enfants, contre 92% quand elles n'en ont pas.
Parmi les femmes qui n'ont pas fait d'études, la mise entre parenthèses de la vie professionnelle est encore plus forte, avec seulement 18% des mères de plusieurs enfants qui travaillent à temps plein, contre 55% pour celles qui n'ont pas d'enfants.
Chez les hommes, par contre, "être père ne semble pas avoir de conséquences sur leur situation professionnelle", souligne le Céreq, en constatant qu'enfants ou pas, "presque tous travaillent à temps plein au terme de leur septième année de vie active, et leur salaire ne varie guère en fonction du nombre d'enfants".
91% des pères déclarent ainsi que leur situation professionnelle n'a en rien été affectée par la naissance de leur premier enfant et, lorsque le deuxième arrive, 96% ne déclarent aucun changement.
La principale explication, souligne le Céreq, est que ce sont toujours les femmes qui assument encore l'essentiel des charges domestiques, et la "spécialisation vers des rôles conjugaux traditionnels" s'accentue même au fur et à mesure que la famille s'agrandit.
Passer l'aspirateur, préparer le repas du soir et faire les courses: les jeunes femmes s'acquittent pratiquement quatre fois plus de ces travaux que les hommes.
Elles effectuent en moyenne 1,8 de ces tâches si elles n'ont pas d'enfant, 2 si elles en ont un, et 2,1 si elles en ont plusieurs. Les jeunes hommes quant à eux en réalisent en moyenne 0,6, qu'ils soient pères ou non.
Cette division du travail persiste, même si c'est la femme qui a la situation professionnelle la plus avantageuse dans le couple. 25% des femmes qui déclarent gagner au moins autant d'argent et travailler au moins autant de temps, voire plus, que leur conjoint assurent tout de même l'essentiel des tâches domestiques.
A contrario, seuls 8% des hommes qui sont moins bien rémunérés et ont un temps de travail moins long que leur conjointe, disent réaliser l'essentiel des tâches ménagères.
Cette enquête s'appuie sur le suivi par le Céreq de la "Génération 98", constituée par un échantillon de 16.000 jeunes qui sont entrés sur le marché de l'emploi en 1998, et qui sont périodiquement interrogés sur l'évolution de leur vie professionnelle.
03 juillet 2007
Entretenir son réseau - LinkedIn ?
Un conseil souvent donné pour booster sa carrière, faliciter une recherche de postes, être mieux à l'écoute du marché, est d'entretenir (construire?) son réseau.
En connaissant Bidule qui voit régulièrement Untel, qui bosse chez "Entreprise-de-mes-rêves", que l'on aimerait rejoindre, on peut se renseigner, obtenir le numéro des RH, voire une indication sur les postes ouverts....
Ceci n'est qu'un exemple parmi d'autres.
D'un individu à l'autre, l'étendue du réseau professionnel est très variable. De quoi dépend-elle ? Selon moi, des circonstances et de la motivation.
Il y a des postes qui vous mettent
naturellement en contact avec beaucoup d'autres personnes, internes à
l'entreprise ou de sociétés extérieures (clients, fournisseurs,
sociétés de prestations), et d'autres jobs où les contacts (et donc les
possibilités de développer son réseau) sont plus réduits...
Par ailleurs, construire et entretenir son réseau demande un certain investissement (garder le contact, rencontrer), et éventuellement de l'engagement (associations [d'anciens par exemple], clubs...).
Les hommes entretiennent-ils mieux leur réseau que les femmes (c'est mon impression). Pour ces dernières, faute de temps ? de motivation ? faute d'y penser tout simplement ?
[Pour ma part, entretenir un réseau professionnel n'est effectivement pas quelque chose que je fais naturellement. Je suis donc d'autant plus intéressée par le réseau féminin INT qui m'offre la possibilité de rentrer en contact avec d'autres anciennes INT, de promo différentes notamment.]
Et, sinon, quels autres moyens... ?
On trouve sur Internet plusieurs sites de social networking, et je parlerais ici (choix tout à fait arbitraire) de
.
Je ne m'y suis intéressée que récemment, malgré une inscription qui date de presqu'un an. Et j'ai découvert que beaucoup de connaissances professionnelles ou d'anciens figurent déjà parmi ses abonnés, et oont eux-mêmes déjà un grand nombre de "connexions" (liens établis avec d'autres inscrits).
Avec LinkedIn, on établit une vitrine de son expérience professionnelle et de ses aspirations, et l'on a la possibilité de voir son réseau professionnel schématisé de façon concrète (dans la mesure où vos contacts sont également enregistrés dans LinkedIn) : contacts du premier niveau (directement connus), puis de niveaux suivants (contacts de nos contacts), on arrive vite à un nombre de "relations" potentielles assez faramineux...
Donc, LinkedIn, moyen pratique d'entretenir son réseau ? Outil potentiel pour le développer ?
Je ne ferai pas ici une description détaillée du site LinkedIn, ni de ses possibilités, mais je vous pose la question : qu'en pensez-vous ? Etes-vous inscrit(e)s ? L'utilisez-vous régulièrement ? En avez-vous déjà tiré avantage ? Avez-vous des craintes liées à l'utilisation de ce site (vie privée) ?
Que les futurs hauts salaires lèvent le doigt : égalité des filles et des garçons ?
24% des hommes ont une rémunération supérieure à 60 000 euros contre 5,4% des femmes (source APEC, juillet 2005). Ca date un peu mais reflète bien l'inégalité que l'on constate au quotidien : peu de femmes à des postes de responsabilité ou à des postes de direction, femmes travaillant à temps partiel non choisi, ...
Et l'avenir ? A l'école que les filles réussissent mieux : 68,4 % d'une génération de filles sont aujourd'hui titulaires du baccalauréat, soit 11,5 % de plus que les garçons de la même génération (source site de l'Education Nationale). Mais ces chiffres plutôt encourageants sur la génération en devenir professionnel cachent aussi des disparités : l'orientation des filles suit des stéréotypes dans l'enseignement général (littéraire plutôt que sicentifique) et dans l'enseignement technique (services, secrétariat, comptabilité, ...). Comment espèrer une amélioration dans 5-10-20 ans ?? A tel point que l'éducation nationale a inscrit un article sur l'égalité des filles et des garçons dans sa loi pour l'avenir de l'Ecole d'avril 2005.
http://www.education.gouv.fr/cid4006/egalite-des-filles-et-des-garcons.html
Redressons nous les manches, en tant que parent / futur parent / adulte au contact d'enfants, pour contribuer à améliorer l'égalité à l'école, à "décomplexer" les filles, à dialoguer avec les équipes enseignantes, ...
valérie.


