03 août 2007
A Washington, la femme est aussi l'ambassadrice du président
Le monde du 16 juillet 2007
Corine Lesnes
Eleanor Roosevelt fut la première à tenir une conférence de presse. Hillary Clinton, la première à avoir un bureau dans l'aile ouest de la Maison Blanche, au plus près du bureau ovale. L'histoire des épouses de présidents américains est jalonnée des tentatives de chaque First Lady pour établir sa singularité.
L'historien Robert Watson a évalué à onze le nombre de rôles qu'est censée remplir la femme du président des Etats-Unis : épouse et mère, avocate des déshérités, célébrité, hôtesse de la nation, diplomate, symbole de la Femme américaine, conservatrice des trésors historiques de la Maison Blanche, militante politique en campagne, porte-parole et enfin partenaire politique du président...
Le chercheur attribue la fascination pour les First Ladies au fait que les Américains y trouvent un succédané de royauté, et au fait qu'au début du XIXe siècle, alors que Washington City n'était qu'une bourgade, les présidents utilisaient leur femme pour compenser le manque de personnel de maison.
Sur le plan politique, la première dame a aussi pris beaucoup d'importance à cause du système électoral, qui est fondé moins sur les partis que sur les individus. Avec une présidentielle tous les quatre ans, le président ne peut pas être partout. La First Lady est son ambassadeur.
Sujets sans controverse
Depuis 1901 et la première rénovation de la Maison Blanche, l'épouse du président possède un bureau doté d'un staff (Office of the First Lady) dans l'aile est. En 1998, Hillary Clinton a soulevé une polémique lorsqu'elle s'est fait installer un bureau dans l'aile ouest, alors que l'aile est abrite les appartements privés.
Le rôle de la First Lady n'a jamais été institutionnalisé. La Constitution, qui a généralement réponse à tout, ne fait aucune mention du sort de "l'épouse". Celle-ci travaille de chez elle.
Après Mme Clinton, Laura Bush a choisi un profil très calme. Ancienne bibliothécaire, elle se distingue par son intérêt pour la promotion de la lecture et des sujets sans controverse. Elle est deux fois plus populaire que le président Bush. A l'automne 2001, après la chute des talibans, il lui a cédé le micro pour prononcer son allocution radio hebdomadaire.
Son budget fait partie des dépenses de l'Executive Building, qui comprend la résidence du couple présidentiel. Il est supervisé comme le reste du budget fédéral par la commission de contrôle du gouvernement à la Chambre des représentants.
Interrogée vendredi 13 juillet, la porte-parole de Mme Bush, Tara Donahue a refusé de livrer la moindre information sur le budget de la First Lady ainsi que sur ses cartes de crédit.
La lassitude des députées UMP en mal de parité
Le monde du 14 juillet 2007
Patrick Roger
La bataille pour la parité est encore loin d'être gagnée au Parlement. Certes, les dernières élections législatives ont témoigné d'un léger progrès : 107 élues (18,5 %) contre 71 (12,3 %) en 2002. Cependant, si Nicolas Sarkozy a affiché un souci de parité au moment de la constitution de son premier gouvernement - sensiblement corrigé par la suite avec la nomination des secrétaires d'Etat -, le moins que l'on puisse dire est que cela n'a pas été au cœur des préoccupations de l'UMP à l'Assemblée nationale. Avec 45 femmes sur 320 membres et apparentés (14 %), le groupe UMP enregistre un léger mieux par rapport à la législature précédente : 36 sur 355 (10 %) .
Les traitements hormonaux de la ménopause doivent être pris précocement
Le monde du 13 juillet 2007
Selon une étude mise en ligne, mercredi 11 juillet, par le British Medical Journal, les traitements hormonaux substitutifs (THS) de la ménopause ne doivent pas être prescrits longtemps après l'arrêt des menstruations. Ce travail a été mené auprès de plus de 4 000 femmes ménopausées. Celles ayant pris un THS une quinzaine d'années après leur ménopause ont, plus que les autres, été victimes d'accidents cardio-vasculaires, de thromboses veineuses et d'embolies pulmonaires. A l'inverse, le THS pris aux alentours de la ménopause semble, selon cette étude, présenter des bénéfices du point de vue cardio-vasculaire.


