16 février 2008
Benazir Bhutto, la gloire et la tragédie
Le monde.fr du 11 janvier 2008
Françoise Chipaux
Je n'ai pas choisi cette vie, c'est elle qui m'a choisie. Née au Pakistan, ma vie est le reflet des turbulences, des tragédies et des triomphes du pays », écrivait il y a moins d'un an Benazir Bhutto, chef de l'opposition pakistanaise et ex-premier ministre en préface à la parution de son autobiographie révisée et actualisée, Fille de l'Orient. La tragédie a une nouvelle fois frappé le Pakistan le 27 décembre 2007 avec l'assassinat de celle qui fut, à 35 ans, la première femme premier ministre d'un pays musulman.
13 février 2008
La discrimination positive bientôt dans la Constitution ?
Le monde.fr du 10 janvier 2008
Anne Chemin
Pour que la Constitution de 1958 soit « en avance et non en retard » sur son temps, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il souhaitait inscrire l'égalité hommes-femmes, le respect de la diversité et la bioéthique dans le préambule du texte fondateur de la Ve République. « Il me semble que le moment est venu d'ajouter aux droits fondamentaux qui forment le socle de notre République les nouveaux droits que notre époque appelle », a-t-il déclaré. Le président a confié à Simone Veil la présidence d'une commission chargée de rédiger un projet de texte. Le chapitre le plus controversé des propositions de M. Sarkozy concerne le respect de la diversité.
10 février 2008
Une pilule contraceptive exempte d'hormones
Le monde.fr du 06 janvier 2008
Paul Benkimoun
La pilule contraceptive à base d'oestroprogestatifs aura-t-elle bientôt vécu ? D'ici à quelques années, les femmes disposeront peut-être d'un nouveau contraceptif oral. Sans hormones, et donc dépourvu d'un certain nombre d'effets secondaires de la pilule traditionnelle. Actuellement testé sur des cellules humaines et sur des souris, ce composé prometteur a été présenté par Zev Williams et son équipe du Brigham and Women's Hospital (Boston, Etats-Unis), lors du congrès annuel de l'American Society of Reproductive Medicine, en octobre 2007, à Washington. Alors que les oestroprogestatifs modifient le cycle menstruel par l'apport d'hormones, cette approche utilise la technique dite « de l'interférence ARN ».
07 février 2008
Le scandale du « Deuxième Sexe »
Le monde.fr du 06 janvier 2008
Catherine Bédarida
En 1949, Simone de Beauvoir a 41 ans quand elle publie Le Deuxième Sexe, une somme de réflexions et d'analyses sur la condition des femmes. « On ne naît pas femme, on le devient », la première phrase du livre annonce la suite des deux volumes : l'éternel féminin n'existe pas, ce sont des situations historiques, sociologiques et anthropologiques qui fabriquent le destin des femmes tel qu'on le connaît de nos jours. Dès la publication de plusieurs chapitres dans la revue Les Temps modernes, cofondée par Simone de Beauvoir, les réactions fusent et l'indignation s'étale dans les journaux, à gauche comme à droite.
04 février 2008
Benazir Bhutto ou l'injustice universelle
Le monde.fr du 05 janvier 2008
Rachida Dati
L'assassinat d'un symbole de la démocratie en terre d'islam ne doit pas freiner la marche vers l'égalité. En arrachant la vie d'une femme devenue le symbole démocratique et progressiste d'un pays musulman, l'assassinat de Benazir Bhutto contredit l'idée, la réalité et le sens de la Justice. La barbarie de cet acte terroriste défie la morale et le droit, autant que les repères du Juste et du Bien. Elle est l'incarnation suprême de l'Injustice. Celle qui ne connaît ni les frontières du temps ni celles de l'espace. Celle qui crée un écho universel reniant simultanément la voie de la Justice et le sens de l'Histoire.
01 février 2008
L'heure de la « rupture » sonne aussi pour la Légion d'honneur
Le monde.fr du 03 janvier 2008
Pessin
Pas assez de femmes ! Pas assez de vraies gens, ordinaires mais pas tant que cela, puisque dignes d'être distinguées ! Révolution ? Rupture ? Ça bouge, en tout cas, dans l'univers feutré des médailles. Ou plutôt, ça va bouger. C'est ce qu'a demandé le président de la République, énervé par la composition de la liste de propositions d'entrées dans l'ordre national du mérite qui lui avait été présentée en novembre 2007. Depuis, ladite liste est bloquée, en cours de recomposition. Blocage, embouteillage : par voie de conséquence, la traditionnelle « fournée » du 1er janvier d'entrées et de promotions dans l'ordre national de la Légion d'honneur n'a pu être publiée en temps et en heure.
29 janvier 2008
Christine Lagarde : Je ne pensais pas que la fonction de ministre de l'Economie serait aussi chronophage
L’expansion.com du 21 novembre 2007
Marc Landré
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lorsque vous êtes devenue ministre de l’Economie le 19 juin ?
La multiplicité des champs couverts, très vaste, est passionnante et étonnante. Il faut passer de la sphère internationale avec les réunions du FMI, de la Banque mondiale et du G7 à l’échelon européen, avec les réunions de l’Ecofin ou les partenaires de l’Eurozone, puis à l’échelon national avec des thématiques comme la consommation, l’industrie, les PME, l’énergie, les banques, l’assurance, l’attractivité de la place de Paris et encore l’emploi, la formation professionnelle ou le tourisme. Le périmètre de mon ministère est différent de ce qu’ont pu connaître mes prédécesseurs. Le Budget est indépendant et Eric Woerth n’a pas de comptes à me rendre, même si nous dialoguons évidemment beaucoup.
Un autre enjeu réside dans l’intégration entre le volet Economie et le volet Emploi et Formation professionnelle, qui n’y a jusqu’à présent jamais figuré, alors que les sujets sont naturellement étroitement liés. La politique industrielle est en lien avec la politique de l’Emploi, ce qui devrait permettre, notamment par le point de passage qu’est la formation professionnelle, de parvenir à une véritable cohérence. Mais Grenelle et Bercy, ce ne sont pas les mêmes maisons, les mêmes cultures, les mêmes histoires, les mêmes statuts et il y a un point de convergence et un équilibre à trouver. Il va falloir progressivement construire une identité commune, chacun ayant apporté sa diversité. C’est en faisant se rencontrer les gens et travailler ensemble dans les réunions que l’on parviendra à former le couple Economie-Emploi. Et sur le plan géographique, en réunissant toutes les équipes sur place au 1er janvier 2008.
Comment faites-vous face à cette multiplicité ?
En travaillant beaucoup. Sur la loi Travail, emploi et pouvoir d’achat, j’ai été nommée le mardi 19 juin au matin, j’ai ouvert le dossier à 16h et on a travaillé toute la nuit pour présenter le projet de loi le lendemain matin en conseil des ministres, avant de dérouler ensuite au Parlement en discussion générale. J’ai besoin de comprendre ce que je défends, ce qui demande beaucoup de travail. Ce qui était important pour le conseil des ministres, c’était de comprendre les grands principes du projet de loi. Si vous travaillez 12 heures d’arrache pied avec une bonne équipe, vous comprenez les équilibres et les grands principes. Avec du travail, on arrive à tout. Il faut y passer la nuit et souvent sauter les week-end.
Qu’avez-vous sacrifié pour ce poste ?
Des morceaux de vie de famille, une vie sociale. Je suis par exemple infichue de vous dire quel est le dernier film que j’ai vu. Je n’ai pas beaucoup le temps de lire et je ne suis pas allée au théâtre depuis des lustres. Je ne pensais pas que la fonction de ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi serait aussi chronophage. J’étais très prise lorsque j’étais au Commerce extérieur parce que je passais 60% de mon temps hors de France. Mais lorsque j’étais là, j’étais disponible pour ce que j’avais prévu de faire. A l’Economie, c’est différent : on appréhende peu la variété et la multiplicité des chantiers.
Vous ne vous plaignez jamais…
Il ne faut pas trop s’écouter. Se plaindre ne sert pas à grand-chose. Quand vous vous plaignez, les gens autour de vous sont malheureux et ne vous soutiennent pas. J’essaye d’évacuer les mauvais côtés pour donner un peu de positif autour de moi car, pour comprendre les dossiers, il faut que les gens autour de vous aient du plaisir à travailler.
Qu’avez-vous amené du privé à Bercy ?
Probablement des relations plus directes. Un management plus direct que celui auquel, je crois, était habitué cette maison dont les relations étaient plus protocolaires, plus hiérarchiques. Quand j’ai besoin de parler à mes homologues étrangers, je les appelle moi-même sur leur portable. Je vais moi-même chercher les personnes avec qui j'ai rendez-vous. Chaque fois que je peux prendre des raccourcis pour gagner du temps, je le fais. Le sens de l’urgence, le sens du temps, je l’ai sûrement amené avec moi.
Comment vivez-vous la mission que vous ont confiée le président de la République et le Premier ministre ?
Avec fierté et détermination. Avec fierté, parce que j’éprouve un grand sentiment de fierté que le Président de la République et le Premier ministre aient pensé à moi pour conduire cette mission. Avec détermination, parce que le défi qui m’a été confié est incroyablement ambitieux et qu’il ne faut jamais lâcher, qu’il faut sans cesse se demander si toutes les mesures prises, toutes les réformes, vont donner de la croissance en plus, libérer de l’énergie, favoriser l’emploi, améliorer la productivité des entreprises, renforcer les compétences des salariés. C’est un travail de longue haleine.
Pas un peu de peur face à l’enjeu ?
Non. Ce n’est pas dans ma nature d’avoir peur.
Imaginiez-vous que le moindre de vos propos allait être analysé et commenté, quitte à provoquer des tempêtes médiatiques ?
La première fois, juste après avoir été nommée ministre délégué au Commerce extérieur, non. Je débarquais d’une autre planète, à tous égards : les Etats-Unis, le privé, une firme internationale dans le secteur des services. Je réponds à une simple question sur le Code du Travail et c’était parti… Je ne savais pas à l’époque qu’un ministre ne devait pas répondre à des questions dont la compétence revenait à un autre ministre. Depuis, j’ai appris.
Pourtant, certains continuent à assimiler vos sorties médiatiques à des gaffes. Je pense au désormais célèbre « plan de rigueur » ou à votre hésitation pendant l’été quant à la vigueur de la croissance en 2008.
J’ai une responsabilité vis-à-vis des Français et je ne vais pas avoir un langage destiné à faire plaisir. Je dois tenir un langage d’honnêteté vis-à-vis des objectifs qui me sont fixés. Je regrette que certains aient mal interprété mes propos. Mais le caractère rigoureux de notre gestion est évident. Je ne vais pas vanter le laxisme des finances publiques ni le laxisme avec lequel on gère la fonction publique ou le bien public. Je n’ai pas de regret et je suis aussi comptable de cette vérité-là.
23 janvier 2008
Demander un 4/5e : quel prix à payer ?
Un article court et intéressant sur keljob.com à propos du 4/5e, avec quelques statistiques, des témoignages, l'exemple de Hewlett-Pacard...
http://edito.keljob.com/candidats/conseils-carriere/vie-en-entreprise/demander-45-prix-payer.html
... même s'il ne répond pas vraiment à la question (qui est effectivement complexe, n'est-ce pas... ?).
05 décembre 2007
Superfemme
All hail the superfemme :
In Deauville, a forum of successful women suggests that today power, glamour and domestic bliss go hand in hand
http://women.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/women/article2947874.ece
The Times -December 1, 2007
27 novembre 2007
Les femmes patrons marquent des points aux Etats-Unis
L’expansion.com du 05 octobre 2007
Isabelle Lesniak
Serait-ce le début de la fin du « glass ceiling », ce fameux « plafond de verre » invisible qui empêche les femmes de s’élever dans la hiérarchie au même rythme que leurs collègues masculins ? Le magazine économique Fortune n’est pas loin de le penser. A l’occasion de son dixième palmarès des 50 femmes les plus puissantes en affaires, le journal avoue son « optimisme » sur la représentation des femmes à la tête des entreprises américaines. Le trio gagnant des PDG et présidentes, toutes quinquagénaires - Indra Nooyi, de Pepsico ; Anne Mulcahy, de Xerox, et Meg Whitman d’eBay -, devrait inspirer une nouvelle génération à repousser les derniers obstacles qui les séparent des hommes…
Signe des temps : pour la première fois de l’histoire des 500 plus grandes compagnies nationales, une femme PDG va en remplacer une autre, chez Xerox. Treize sociétés cotées sont dirigées par des femmes dans la liste américaine, contre 3 en 1998. Sans compter les 16 dirigeantes de sociétés cotées figurant dans la liste internationale… Celle-ci fait la part belle aux françaises : derrière l’indéboulonnable Anne Lauvergeon d’Areva, numéro 2, elles trustent 10 des 50 places du palmarès global! Et ce n’est qu’un début : chez Morgan Stanley, Bank of America, Procter&Gamble, DuPont, etc…« une masse critique de futures PDG potentielles » n’attend que l’occasion de prendre les rênes !
Seule ombre au tableau : la représentation dans les conseils d’administration. Certes, selon les chiffres de l’institut new-yorkais Catalyst, le pourcentage de sièges occupés par des femmes dans les 500 plus grandes sociétés est passé de 9,6% à 14,6% entre 1995 et 2007. Mais, au rythme actuel, il faudra « 73 ans » pour atteindre la parité avec les hommes. Si les AT&T, Johnson and Johnson et autres Merrill Lynch comptent 30% de femmes au moins au board, 9% des entreprises conservent des conseils d’administration exclusivement masculins, comme chez Apple ou la New Corp de Rupert Murdoch. Catalyst le déplore y compris au nom de la rationalité économique : selon son étude très commentée (The Bottom Line : Corporate Performance and Women’s Representation on Board), les entreprises ayant au moins 3 femmes au board ont un rendement des fonds propres (ROE, return on equity) et un retour sur investissement respectivement de 53% et 66% supérieur aux autres !
Pour en savoir plus allez sur
http://money.cnn.com/magazines/fortune/mostpowerfulwomen/2007/index.html


