03 mars 2009
Les femmes et le pouvoir
Arte a diffusé hier une émission "Les femmes sont-elles des hommes politiques comme les autres ?"
Je n'ai pu en voir qu'une partie (le time shifting était enclenché au début de l'émission mais choupette a touché à tous les boutons de la Box avant de se coucher), il y a eu des passages très intéressants sur la relation au pouvoir et un documentaire sur Rachida Dati (sujet à la mode).
L'émission est accessible sur le site d'Arte et une rediffusion a lieu Vendredi matin.
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Femmes/THEMA---Les-femmes-en-politique/2469568.html
24 février 2009
La limitation des naissances reste une priorité au Vietnam
Le monde du 14 janvier 2009
Laurence Caramel
Au Vietnam, en dépit du spectaculaire ralentissement de la croissance démographique obtenu ces dernières décennies, la limitation des naissances demeure une priorité. Le 27 décembre 2008, le Comité permanent de l'Assemblée nationale vietnamienne a modifié l'ordonnance sur la population de 2003, de façon à rappeler plus clairement la population à la règle de deux enfants maximum par famille.
Des exceptions sont tolérées pour les couples issus de minorités ethniques dont la population est inférieure à 10 000 individus, pour ceux dont les enfants souffrent d'infirmité congénitale ou accidentelle ou pour les couples issus de remariages souhaitant avoir des enfants de leur second lit. Aucun délai minimal n'est fixé entre les naissances et aucune sanction n'est prévue pour les couples qui ne se plieraient pas à la règle, contrairement à ce qui se faisait dans les années 1980 et 1990.
Avec 86 millions d'habitants en 2008, le Vietnam est le treizième pays le plus peuplé du monde. Le département des Nations unies pour la population estime que sa population atteindra 104 millions en 2025. Avec un indice de fécondité (divisé par trois en trente ans) de 2,1 enfants par femme, le régime démographique y est pourtant désormais assez comparable à celui des pays occidentaux ayant achevé depuis longtemps leur transition démographique. Mais le recul de la mortalité soutient l'augmentation de la population.
Alors que les premiers effets de la crise économique mondiale se font sentir, le gouvernement, qui a toujours considéré la croissance démographique comme un frein pour le développement du pays, surveille de près les moindres signes d'un redémarrage de la natalité. " 93 000 nouveau-nés qui étaient des troisième ou des quatrième enfants ont été recensés au cours des neuf premiers mois de 2008, soit une augmentation de 10 %, expliquait Duong Quôc Trong, directeur général adjoint du département général de la démographie et du planning familial dans un récent entretien au quotidien Le Courrier du Vietnam. La population augmente rapidement. Il est inutile d'expliquer les effets néfastes qu'aura cette surpopulation sur l'utilisation des ressources naturelles et la qualité de la vie. Les familles nombreuses doivent être conscientes de leur responsabilité envers la société et l'avenir du pays."
SURNATALITÉ MASCULINE
"Hormis dans les zones pauvres et isolées où vivent les minorités, les politiques démographiques ont atteint leurs objectifs. Le modèle n'est plus la famille nombreuse. Les couples veulent moins d'enfants", tempère Catherine Scornet, démographe et maître de conférences à l'université de Provence, tout en s'étonnant du durcissement du discours antinataliste.
Par ailleurs, le Vietnam semble, à son tour, touché par le phénomène de surnatalité masculine que connaissent l'Inde et la Chine. Le ratio quasi normal de 107 garçons pour 100 filles en 1999 est passé à 115 pour 100 aujourd'hui. L'accès aux échographies est responsable de cette évolution : certaines femmes vont jusqu'à en faire une vingtaine pour être sûres que leur enfant sera un garçon, avant, le cas échéant, d'avorter. Le gouvernement n'a jusqu'à présent pris aucune mesure afin d'enrayer ce phénomène.
22 février 2009
La France a conservé en 2008 un taux de fécondité record
Le monde du 13 janvier 2009
Anne Chemin
Avec un taux de fécondité qui dépasse deux enfants par femme, la France est restée, en 2008, la championne d'Europe de la natalité : elle est, avec l'Irlande, le pays de l'Union européenne où la fécondité est la plus forte. Selon le bilan démographique de l'Insee, plus de 800 000 bébés sont nés sur le sol métropolitain en 2008, un chiffre qui n'avait pas été atteint depuis 1981.
Ces résultats sont d'autant plus surprenants qu'en France, le nombre de femmes en âge de procréer ne cesse de diminuer : les femmes aujourd'hui âgées de vingt à quarante ans sont nées dans les années 1970 et 1980, à une époque où le baby-boom de l'après-guerre s'achevait. Depuis dix ans, leur nombre baisse ainsi de 2% par an, ce qui représente 200 000 mères potentielles de moins depuis 1999.
Qu'importe ! Les taux de fécondité, eux, ne cessent de grimper, surtout à des âges avancés : en 2008, l'âge moyen à la maternité a atteint quasiment trente ans, soit deux ans de plus qu'il y a deux décennies. "Cette tendance est générale en Europe, à l'exception des pays de l'est récemment entrés dans l'Union européenne", constate Anne Pla dans Insee Première, l'une des publications mensuelles de l'Insee.
Les enfants grandissent désormais auprès de parents plus âgés : en 2008, 21,5 % des bébés avaient une mère de plus de trente-cinq ans, contre seulement 16,5% il y a dix ans. Ils naissent également plus fréquemment hors mariage : en 2008, plus de 52 % des bébés sont nés au sein d'un couple vivant en union libre contre seulement 6 % en 1970. "Ce qui était un événement contraire aux normes sociales est devenu un événement banal", soulignent les démographes Francisco Munoz-Perez et France Prioux.
L'union libre est désormais tellement répandue que les pouvoirs publics en ont tiré les conséquences : dès 1972, les droits des enfants "naturels" ont été alignés sur ceux des enfants "légitimes" et en 2005, ces mots ont été bannis du code civil, qui ne distingue plus les enfants nés dans et hors mariage. "Le choix du mariage ou de l'union n'a pas un grand impact sur la vie familiale", reconnaissait en 2005 un rapport de l'Assemblée nationale sur la famille, rédigé par l'actuelle ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse.
UN PACS POUR DEUX MARIAGES
Le mariage, qui ne cesse de décliner au profit de l'union libre, est de plus en plus vivement concurrencé par le pacte civil de solidarité : créée en 1999, cette nouvelle forme d'union a remporté un succès spectaculaire à partir de 2005, lorsque son régime fiscal a été aligné sur celui du mariage. En 2008, près de 140 000 pacs ont été signés, ce qui le rapproche de plus en plus du mariage (273 000 célébrations en 2008).
Contrairement à ce que l'on pense souvent, ces pacs unissent dans leur immense majorité un homme et une femme : en 2008, 94 % des pactes concernaient un couple hétérosexuel. En quelques années, ce contrat que Jacques Chirac jugeait "inadapté aux besoins de la famille" est devenu une forme d'union à part entière : en 2008, l'Insee a recensé un pacs pour deux mariages alors qu'il en comptait seulement un pour neuf il y a cinq ans, en 2003.
Malgré son dynamisme démographique, la France, qui compte 64,3 millions d'habitants, reste une société vieillissante. En dix ans, le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans a augmenté de plus de 35 %, soit presque cinq fois plus vite que la population totale. Dans le même temps, la part des personnes âgées de moins de 20 ans est restée quasiment stable. "Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, constate Anne Pla. 5,6 millions de personnes de plus de 75 ans et plus vivent en France."
En 2008, l'espérance de vie est restée stable : elle a atteint 84,3 ans pour les femmes et 77,5 ans pour les hommes. Alors qu'elle culminait à vingt-cinq ans au milieu du XVIIIe siècle – à l'âge de 10 ans, la moitié des enfants étaient déjà décédés –, l'espérance de vie a beaucoup progressé depuis la fin de la seconde guerre mondiale : depuis 1950, les hommes ont gagné quatorze ans de vie et les femmes quinze. Les femmes françaises détiennent depuis plusieurs années la palme européenne de la longévité.
20 février 2009
La révolution tranquille des "bébés-éprouvette"
Le monde du 13 janvier 2009
Anne Chemin
Au cours des trente dernières années, l'assistance médicale à la procréation (AMP) s'est tranquillement installée dans le paysage français : aujourd'hui, dans une classe de maternelle, un à deux enfants en moyenne ont eu besoin, pour naître, d'un coup de pouce de la médecine. "En 2003, une naissance française sur vingt a été obtenue à l'issue d'un traitement ou d'une technique médicale", constate Elise de La Rochebrochard dans une étude publiée dans Population et sociétés, le bulletin d'information de l'Ined.
Née en Angleterre, Louise Brown fut, en 1978, le premier bébé de l'histoire de l'humanité conçu par fécondation invitro (FIV). Quatre ans plus tard, Amandine inaugurait, en France, la longue histoire des bébés-éprouvette. Depuis, l'assistance médicale à la procréation s'est largement diffusée : en 2007, plus de 20 000 enfants sont nés, en France, grâce à une technique médicale, qu'il s'agisse d'une insémination artificielle (30 %) ou d'une fécondation in vitro (70 %). Depuis les premiers pas de la FIV, le nombre des bébés nés grâce à cette technique a beaucoup augmenté : en moins de trente ans, elle a été multipliée par trois, passant de 0,52 % en 1988 à 1,74 % en 2006.
Depuis la naissance d'Amandine, plus de 200 000 enfants ont été conçus de cette façon en France. "Cette progression continue résulte à la fois d'un recours plus fréquent à la FIV et d'un meilleur taux de succès", résume Elise de La Rochebrochard.
La fécondation invitro reste cependant un parcours difficile, et n'aboutissant pas toujours à la naissance d'un enfant : 20 % à 25 % des tentatives se concluent par la naissance d'un bébé. Mais ce taux diminue fortement en fonction de l'âge, pour chuter à 2 % ou 3 % lorsque la femme atteint 45 ans. "Les naissances FIV sont, par ailleurs, marquées par une fréquence élevée d'accouchements multiples – un sur cinq –, qui conduisent à un taux de prématurité et à des problèmes de santé plus élevés que dans le reste de la population", souligne l'étude de l'Insee.
La plupart des pays développés, en Europe comme en Amérique du Nord, ont accordé une place croissante à l'assistance médicale à la procréation au cours des trente dernières années. En 2006, environ 200 000 enfants ont ainsi été conçus par fécondation in vitro dans le monde.
L'Allemagne et le Royaume-Uni ont un taux de naissance par FIV comparable à celui de la France, alors que la Belgique et les pays nordiques affichent des chiffres plus élevés. En revanche, le taux de naissances par FIV est faible aux Etats-Unis.
18 février 2009
Valérie Pécresse : "J'aurais fait la même chose que Rachida Dati, mais..."
Le monde du 12 janvier 2009
Jean-François Achilli, Michel Dumoret et Françoise Fressoz
Vous êtes ministre, mais également mère de trois enfants. Auriez-vous fait comme Rachida Dati, qui a repris le travail cinq jours seulement après un accouchement, qui plus est par césarienne ?
Dans le système tel qu'il est organisé, Rachida Dati n'avait pas le choix, je pense que j'aurais fait la même chose qu'elle. Au moment où le président de la République annonçait une grande réforme de la justice, la ministre de la justice se devait d'être là. Mais, à la lumière de mon expérience d'élue, je crois que si nous voulons attirer le maximum de femmes en politique et éviter qu'elles aient à faire des choix inhumains en termes de vie privée, il faut que nous entamions une réforme institutionnelle et que nous prévoyions un intérim de seize semaines pour chaque élu, député, maire, conseiller général, voire pour les ministres. Pendant cette période, le suppléant prendrait automatiquement la responsabilité et rendrait le siège une fois l'intérim passé. On pourrait même prévoir que cet intérim puisse aussi exister pour les maires, conseillers généraux, députés, sénateurs qui sont jeunes papas.
En avez-vous parlé au président de la République ?
Non, parce que c'est une réflexion que je me suis faite ce week-end. J'ai réfléchi à la situation de Rachida, je me suis dit qu'elle n'avait pas de choix. Pour moi, la liberté des femmes, c'est d'avoir le choix.
16 février 2009
Pan Hai, apôtre de la sexualité en Chine
Le monde du 12 janvier 2009
Bruno Philip
Pan Hai, 59 ans, profite de sa condition de jeune retraité pour faire ce dont il a toujours eu envie : devenir sexologue. Exercer en Chine une telle activité, donner des conseils à ses concitoyens afin de les aider à atteindre le plaisir, dénoncer la frustration dont est victime la gente féminine en tenant un blog qui a déjà été visité 500 000 fois, voilà qui ne manque pas d'exciter la curiosité, compte tenu de la réalité chinoise en la matière : question sexe, l'empire du Milieu est encore à la marge. Même en dépit de l'impressionnante évolution des comportements sexuels depuis la fin de l'ère maoïste.
A lire son blog, les théories de Pan Hai tournent autour d'une idée simple : il faut soutenir le principe de l'infidélité conjugale au nom de la défense du mariage. Les Chinois ne cessent de tromper leurs femmes, prennent des versions modernes de concubines ; leurs épouses sont frustrées, et devraient donc en faire autant, assure le sexologue. La recette consiste à faire l'amour dans la journée, quand l'autre est au travail, et à rentrer tranquille au foyer, le soir. Pas question de dire la vérité au conjoint trompé, bien sûr. Mais la paix des ménages se gagne dans les plaisirs interdits des lits de l'après-midi.
Même conseil pour les hommes mais ce sont les femmes qu'il faut défendre, martèle Pan Hai. Il faut les aider à gagner leur droit à la jouissance. Et ne restons pas, messieurs, de grâce !, obsédés par la pénétration, prévient Pan Hai, qui promet : "Avec deux doigts et une langue, vous rendrez les dames heureuses."
Pour mieux cerner le personnage, nous nous sommes rendus à Zhengzhou, chef-lieu de la province du Henan, où notre homme est venu rendre visite à ses vieux parents dans la perspective du Nouvel An chinois. A l'ordinaire, Pan Hai habite à Zhu Hai, près de Macao. C'est là que, durant des années, il a exercé l'austère profession de journaliste. A Zhengzhou, à une heure de vol de Pékin, dans une pizzeria d'un hôtel du centre-ville et devant une bouteille de chianti, ce charmant monsieur en veste de cuir nous a donc raconté son histoire et développé ses thèses.
Son intérêt pour les choses du sexe, - ou plutôt sur l'impact des tabous sexuels sur les comportements - remonte au temps de la révolution culturelle : Pan Hai a fait partie de cette classe d'âge qui, mûre pour l'université, s'est retrouvée à la campagne durant des années. Il fut ce qu'il est depuis convenu d'appeler un "jeune instruit", expression désignant des étudiants appelés à l'époque à se frotter aux dures réalités du monde rural. "J'ai découvert la sexualité chez les paysans, raconte Hai. Pour moi et mes camarades, il était surprenant de voir que les gens de la campagne étaient beaucoup plus libres. On nous avait dit, vulgate maoïste oblige, que les paysans étaient les vrais révolutionnaires. Pas du tout ! Je me souviens que toute l'équipe de construction d'un aqueduc avait batifolé avec les deux cantinières... Nous étions un peu interloqués..."
Devenu journaliste, Pan Hai va s'intéresser bien plus tard, dans les années 1980, aux questions de la prolifération des maladies vénériennes au Henan - région qui sera à la fin des années 1990 touchée par le sida en raison d'un scandale lié à une affaire de sang contaminé. "Un reportage m'a aidé à parachever mon éducation sexuelle : j'avais interrogé pour mon journal une jeune étudiante de l'université de Zhengzhou, accusée de "dépravation sexuelle" pour avoir eu une histoire parallèle avec le président de l'association des étudiants et un ouvrier de la chaufferie. A travers son histoire, j'ai découvert que la morale sexuelle prêchée par les autorités était en contradiction avec le besoin de la recherche du plaisir."
En 2002, une consultation de sexologie en forme de chronique qu'il tenait chaque semaine à Zhuhai a fini par être interdite par le département de la propagande. Pan Hai avait été trop loin. "J'ai réalisé cette fois-là que la propagande s'efforce toujours de tromper les gens. Il faut dire la vérité ! Il faut en finir avec l'hypocrisie et oeuvrer pour que l'on cesse de dire une chose et d'en faire une autre : les fonctionnaires qui prêchent l'ordre sexuel orthodoxe sont ceux qui trompent leurs femmes dans les bars de nuit et vont chanter au karaoké avec des prostituées !"
Son succès ne se dément pas. Il y a bien les grincheux et les choqués qui lui renvoient des mails d'insultes, mais il y en a beaucoup qui le félicitent pour ses thèses audacieuses. Selon lui, en Chine, beaucoup de gens continuent de choisir leurs conjoints en fonction de critères sociaux et pas en tenant compte de leurs sentiments ou de leurs désirs. "Pour les femmes, dit-il, la seule solution réside dans l'infidélité conjugale. Et je dis cela au nom de la solidité du mariage, qui est le garant de la stabilité sociale."
Conservateur, au fond, Pan Hai, qui ne se préoccupe pas de psychologie, encore moins de psychanalyse ? "Je pense que la monogamie n'est qu'une étape dans l'Histoire", avance-t-il. Une question brûle les lèvres quand on l'écoute : "Avez-vous appliqué dans votre couple vos théories ?" Il dit : "Oui, évidemment !" On ne lui a pas demandé de détails.
14 février 2009
Une majorité de Français désapprouvent le retour au travail très rapide de Rachida Dati
Le monde du 11 janvier 2009
Cinquante-six pour cent des Français jugent que la ministre de la justice, Rachida Dati, a eu tort de reprendre ses activités cinq jours après la naissance de sa fille, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.Cette proportion atteint 60 % chez les femmes et 65 % chez les sympathisants de gauche, tandis que 9 % jugent que "c'est son affaire". Trente-trois pour cent des 1 014 personnes interrogées les 8 et 9 janvier pensent au contraire que la ministre a eu raison, et 19 % se disent "admiratives".
12 février 2009
Le congé maternité est-il un luxe ?
Le monde du 10 janvier 2009
Sandrine Blanchard
Le congé maternité serait-il un luxe ? « Chérie, arrête de dire que tu es fatiguée, t'as vu Rachida ! », deviendra-t-elle la nouvelle blague misogyne du moment ? Cinq jours seulement après son accouchement, la garde des sceaux, Rachida Dati, a repris le travail dans un timing impressionnant. Mercredi 7 janvier à 9 h 45, son bébé dans les bras, Mme Dati a quitté la clinique de la Muette à Paris pour s'engouffrer dans une voiture officielle direction l'Elysée afin d'assister, à 11 heures, au conseil des ministres.
10 février 2009
Les mères et les enfants d'abord
Le monde du 09 Janvier 2009
Elisabeth Roudinesco
Une passionnante biographie du pédiatre et psychanalyste anglais Donald Winnicott. Connu dans le monde entier, Donald Woods Winnicott (1896-1971), pédiatre et psychanalyste anglais, formé par Melanie Klein (1882-1960) et proche d'Anna Freud (1895-1982), fut le premier homme de la saga freudienne à devenir un chef d'école dans le domaine de la psychanalyse des enfants, réservé d'habitude aux femmes. Il créa des concepts dont se servent aujourd'hui éducateurs et autres thérapeutes et se rendit populaire en n'hésitant pas, entre 1939 et 1962, à intervenir sur les ondes de la BBC, avec sa voix féminine, pour donner des conseils aux mères.
08 février 2009
Helen Suzman
Le monde du 08 janvier 2009
Michel Bôle-Richard
Députée au Parlement sud-africain, elle a mené un combat inlassable contre le régime d'apartheid. Haute figure de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, Helen Suzman est morte le 1er janvier 2009 à l'âge de 91 ans. L'archevêque anglican Desmond Tutu, qui fut son compagnon de combat contre le régime ségrégationniste, l'a qualifiée d' « héroïne », estimant que son pays avait « une immense dette » envers cet « esprit indomptable » qui, tout au long de sa vie, n'a jamais cessé de lutter contre l'injustice et la privation des droits les plus élémentaires.

